Khaled, un jeune réfugié syrien, échoue à Helsinki. Immédiatement, il procède aux démarches administratives et demande l’asile politique. Hébergé dans un centre d’accueil, il rencontre un réfugié irakien qui va l’aider à s’adapter au pays.
De l’autre côté, Waldemar, un quinqua, plaque sa femme et son emploi de commercial pour se lancer dans une nouvelle affaire : la reprise d’un restaurant qui n’a pas vraiment l’air d’être le deal du siècle.
Ces 2 personnages vont finir par se croiser et s’aider mutuellement et prouver que malgré les identitaires violents et débiles et l’administration hypocrite, il y a encore de l’espoir en l’être humain.
LE SISU
Pour vivre en Finlande depuis peu, ce film expose parfaitement l’esprit finlandais et notamment le concept de sisu , la ténacité face à l’adversité. Ici pas de colère, ni de pathos ou de larmes malgré les situations consternantes, les personnages flegmatiques avancent sans se laisser déstabiliser par les circonstances. L’humour est tout de même au rendez-vous et les dialogues, peu nombreux, prêtent souvent à rire de par leur absurdité.
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UN FILM HUMANISTE
La force du film est sa légèreté, son humanisme face à un sujet aussi politique. Aki Kaurismäki s’efforce à montrer la bonté humaine malgré un contexte actuel de défiance même dans son pays réputé ouvert. A noter aussi, la photographie, à mi-chemin entre Wes Anderson et Le Caravage, est magnifique ainsi que la mise en scène impeccable. Pas étonnant qu’il ait donc gagné l’Ours d’argent du meilleur réalisateur à la Berlinale.
Type Fée
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