Rogue One intervient entre la fin de La Revanche des Sith où Anakin Skywalker, brisé, devient officiellement Dark Vador, et Un Nouvel Espoir, tout premier opus de la saga, qui suit les aventures d’un jeune apprenti Jedi, Luke Skywalker, dans sa lutte contre l’Empire. Il n’était donc pas évident pour le réalisateur Gareth Edwards d’intercaler son scénario entre deux moments forts de la saga. Pourtant, alors même que l’on connaît la vaine issue réservée aux protagonistes du film, on reste captivés du début à la fin. Après un long mais nécessaire prologue, on entre dans le vif du sujet, avec notamment plus de la moitié du film dévolue entièrement à un combat épique. On est dans le pur film de genre, et ça marche !

En déniaisant brutalement la saga, Rogue One marque clairement une rupture stylistique entre les opus VII et VIII, faisant pleinement valoir son titre de spin-off. Cet opus bâtard de Star Wars est un pur produit de son temps : plus sombre, plus brut, plus violent. Il n’hésite d’ailleurs pas à minutieusement tuer ses personnages au fur et à mesure, pour laisser le champ libre aux héros mythiques d’ Un Nouvel Espoir . Les équipes techniques ont même été jusqu’à faire revenir à la vie l’un des personnages emblématiques de la première trilogie. Grâce aux progrès de la CGI, on retrouve dans Rogue One, le Grand Moff Tarkin, dont l’interprète Peter Cushing est décédé il y a plus de 20 ans, et une Princesse Leia rajeunie de 40 ans. Un défi que devront probablement à nouveau relever les équipes de Star Wars IX pour pallier au récent décès de Carrie Fisher, interprète de la Princesse Leia.

Le Délateur

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