Aujourd’hui, la mode c’est la Corée. On est envahis de Corée. Avec Man on High Heels, Dernier Train pour Busan et le nouveau Park Chan-Wook, Mademoiselle , qui sort en novembre, le cinéma coréen se fait de plus en plus présent sur les toiles françaises, et ce, pour notre plus grand plaisir.

Parmi ces arrivées, The Strangers de Na Hong-Jin est sûrement celui qui se distingue le plus par son exubérance et son mélange des (mauvais) genres : le fantastique et le thriller, et plus encore. L’intrigue principale, et elles sont nombreuses mais restent compréhensibles, suit un policier un peu bêta qui enquête sur une série de meurtres et « d’infectés » qui ont sûrement abusé sur le Kimchi. Le film fera vivre au spectateur des séances d’exorcisme dantesques et intenses, des scènes de gore grotesque, d’humour et de mélo. Le réalisateur mêle les genres et les narrations sans aucune transition, ce qui déstabilise au premier abord mais devient jouissif une fois qu’on y a pris goût. On passe de Se7en à l’Exorcisme, de Shaun of the Dead à Ring, avec une pointe de Plus Grand Cabaret du Monde.

La dernière demi-heure est d’une intensité rarement vu dans un thriller. Dans une dialectique presque hégélienne, le réalisateur porte le doute et la tension à leur paroxysme, noyant le spectateur dans un flot d’informations contradictoires dans lequel celui-ci pense déceler à tout moment la vérité… jusqu’à la réplique suivante.

Déconseillé aux pétoules !

Type Fée

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