L’HISTOIRE AVEC UN GRAND H

21h00, je rentre du Foy’s, j’ouvre la porte, je pose mon sac, je m’affale sur le canapé et j’regarde mes colocs. « On fait quoi ce soir ? », « Rien’ », « j’sais pas », « on mate un film ? » Bonne idée. J’allume mon ordi. « Merde, y’a que La vie d’Adèle ou Sharknado sur cpasbien ? » « Tant pis, prend Sharknado ça à l’air cool ».

1h37 plus tard, je me demande si « cool » était le bon mot. « C’est bien nul » « Pourquoi on a regardé ça ? » J’éteins la télé et je me demande si j’ai aimé ce film ? Parce que oui, c’est un film mauvais, avec de mauvais acteurs, de mauvais effets spéciaux et de (très) mauvais doublages français (Note : un nanar se regarde toujours en VF). Pourtant, quelque chose m’intrigue, ce film ne m’a pas déçu. Au contraire même, je l’ai plutôt apprécié.

Alors Sharknado, c’est quoi ? D’abord, c’est un film de science-fiction et épouvante réalisé par Anthony C. Ferrante en 2013 avec Tara Reid et des acteurs inconnus. (Note : dans un nanar, on prend toujours des inconnus sans fierté), mais aussi et surtout la plus incroyable des combinaisons possibles, des tornades et des requins. Et des fois ça fait du bien un peu de bêtise. Un jour, quelqu’un s’est quand même dit « Je veux un film avec du vent et des poissons ! ». Donc, des tornades chargées de requins dévastent la ville de Los Angeles. Voilà pourquoi, Fin (Ian Ziering, ce héros) décide d’aller sauver son ex-femme (Tara Reid) et sa fille (Aubrey Peeples).

Dans les rues de Los Angeles, Fin découpe un requin en deux grâce à une tronçonneuse, facile. Les scènes sont kitchs, Tara Reid est la plus mauvaise des petites-amies mais ce n’est pas pour déplaire. Pas besoin de réfléchir, on pose son cerveau et on profite des scènes ridicules, des requins qui tombent du ciel et même d’une attaque de squales dans un avion. Mieux encore, le studio américain The Asylum nous en a offert deux suites. Plus déjantés, plus ambitieux, et encore plus stupides, Sharknado 2 : The Second One et Sharknado 3 Oh Hell No!, où des tempêtes de requins dévastent les villes de New York et Boston, sont des cocktails de fraicheur et d’énergie. On prend plaisir à retrouver les acteurs, auxquels on s’attache en fait plutôt facilement, et les intrigues tirées par les cheveux.

Fin décide de plonger dans la gueule d’un requin pour récupérer l’avant bras de son ex-femme.

LA SCÈNE CULTE

Dans le second film de la trilogie, on ne peut que s’émerveiller devant la scène où Will Wheaton (Star Trek, The Big Bang Theory) se fait dévorer à 7 000 mètres d’altitudes par un requin qui traverse la vitre de l’avion pour l’engloutir. Après avoir vu ces réalisateurs s’autoriser le tout et le n’importe quoi sans jamais reculer devant une idée, voilà ce qu’il faut retenir : tout peut arriver dans Sharknado.

LA RÉPLIQUE QUI TUE

Dans Sharnado 3, au détour d’une conversation entre Lucas (Frankie Muniz, Malcolm), en apprenti chasseur de tornades, et sa partenaire Nova (Cassie Scerbo) :
« Nova : Merging sharknados like huricanes ?
Lucas : Sharkicanes ! […]
Could be worse, could be zombies. »

MAXENCE

 

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