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Alors c’est comment un film de Ryan Gosling ? Bah un peu comme un film avec Ryan Gosling mais sans Ryan Gosling. Autant vous dire qu’il ne reste plus grand chose. Fini le bad-boy mystérieux, derrière l’écran Ryan Gosling est un fayot. On ne peut certes que reconnaître qu’il s’est appliqué et inspiré de ses maîtres Nicolas Winding Refn et David Lynch, mais pour ne livrer qu’une pâle copie.

Capture d’écran 2015-11-27 à 13.43.34

L’intrigue insipide et galvaudée est portée par des personnages qui le sont tout autant. Défenseur de la veuve et l’orphelin, Ryan Gosling n’a peur de rien : il s’attaque au tabou du rêve américain. Dans un énième film sur l’envers de ce dernier, il nous livre la sempiternelle histoire croisée de la veuve et du fils ainé qui luttent pour sauver leur foyer. Aussi dégoulinants de morale que le synop- sis, les personnages sont plats et ennuyant.

A force de trop vouloir bien faire les choses, Ryan Gosling se contente de livrer un ramassis d’images surprenantes et innovantes. Cette esthétisation permanente transforme cet océan de plati- tude en un bric à brac fatiguant. Cela est renforcé par une ambiance inégale mais jamais réussie. Plus gênante qu’oppressante, plus obscène que sulfureuse, plus kitsch qu’onirique, elle est toujours déplaisante. Bref une heure et demi d’ennui et de malaise. Seule compensation : les soixante ly- céennes en ébullition présentes dans la salle.


Cinématographiquement votre,

CELTI

 

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