Vraiment, je ne sais pas pourquoi je me lance dans cet article car vous décrire Kaboom va être une belle galère tellement c’est n’importe quoi…

En fait, c’est l’histoire de Smith, qui est à la fac avec sa meilleure amie Stella, qui est amoureux de son coloc Thor le surfeur et qui couche avec la sublime London. Une nuit, après consommation de space cakes un peu dosés, il est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il fait des découvertes très bizarres à base d’hommes avec des masques d’animaux et de parties à trois.

Ça c’est le pitch mais en réalité l’histoire n’est pas si importante. Ce film c’est avant tout 1h30 de pur délire, de vannes déjantées et de situations plus barrées les unes que les autres. Ne cherchez pas de morale ou de vérité à découvrir dans Kaboom, vous n’allez pas trouver et pendant ce temps la, vous allez rater tous les trucs marrants… Kaboom ne dénonce rien, Kaboom ne prône rien, Kaboom n’est pas représentatif de la jeunesse, Kaboom ne cherche pas à nous apprendre des leçons de vie, Kaboom c’est tout et c’est n’importe quoi à la fois.

Gregg Araki a fait un film et s’est fait plaisir (et était probablement sous substances…). Il y a tout ce qu’il faut, le style (kitsch), la musique (pop), le rythme (effréné), l’action (à base de course poursuite), les vannes (tout le temps), le sexe (beaucoup) pour un faire un bijou inclassable. En fait Kaboom pourrait facilement passer pour un gros navet, mais les références aux teen movies, les clichés de série B, les effets spéciaux sous Photoshop, les blagues vraiment drôles, les gros sous-entendus ; tout est tellement too much que ça en devient subtil. Araki choisit en plus un casting de BG, mention spéciale à Juno Temple, sublime. Les personnages incarnés n’ont rien d’ordinaire, comme en témoignent leurs prénoms : les filles s’appellent London et Lorelei, les garçons Thor et Hunter.

Le tout nous donne l’impression d’entrer dans un univers parallèle en technicolor où tout le monde est beau, tout le monde couche avec tout le monde en toute affection et les méchants rodent sournoisement la nuit. Car quand même, une sombre histoire à l’air de se tramer… Des enfants ont disparu et Smith est suivi par des types bizarres qui portent des masques d’animaux… Encore un bon délire car à défaut d’avoir peur d’un mec qui porte un masque de cochon, on aimerait bien le connaître pour savoir s’il est aussi fun que son déguisement le laisse entendre !

Le dernière séquence du film suffira elle-même à résumer le degré de barrade (en mai fait ce qu’il te plaît, avec les mots aussi) de Kaboom : des révélations improbables voire très chelous, des retournements de situation impossibles, une élucidation du mystère digne d’une énigme de Mickey où tadaaam tous les personnages prennent un rôle dans l’histoire comme par magie, une scène d’action (mal) montée en accéléré parce que les voitures qui vont très vite ça donne plus de suspense, des coups de feux pour qu’on sente le danger, des visages terrorisés car la fin est proche et la fin justement, inutile tellement on est déjà embarqué, elle termine de nous achever, interloqués et morts de rire. Kah-Boom !

Par LittleJ_

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