Roaring twenties. Ecrivain wanna-be, Nick quitte son Mid West natal pour s’installer à New York. Voisin du mystérieux milliardaire Gatsby qui donne les fêtes les plus folles, il va être introduit dans ce monde où il rencontrera notamment Tom, homme volage s’il en est et sa femme Daisy, amour de jeunesse de Gatsby. Nick se met alors à écrire le récit des aventures ponctuées de fêtes, d’intrigues, d’amours et de sang…

Bon, je ne vais pas vous mentir, c’est du Baz Luhrmann tout craché. C’est très travaillé graphiquement, on en prend plein les yeux tellement les détails scéniques sont nombreux et recherchés. Les situations dramatiques sont hyper exagérées et les jeux d’acteurs un peu grotesques. Difficile aussi d’aborder ce film positivement alors qu’on me l’a décrit comme ennuyeux, voyeur et bien loin d’être à la hauteur d’ « un des plus grands romans du XX° siècle ». Et pourtant, c’était pas si mal.

Pas si mal, parce que pour la première fois, j’ai vu un film en 3D sans ressortir avec les yeux rouges et larmoyants, et quand on entre dans la demeure gigantesque de Gatsby en ayant vraiment l’impression d’y être (et chez Gatsby, ça PIMPE), Luhrmann nous offre une immersion totale dans les twenties et met tout en oeuvre pour nous offrir du grand spectacle. Aucun détail n’est laissé au hasard : des plumes des danseuses aux coupes de champagnes abandonnées dans les piscines le lendemain, la soirée célébrée sous le signe de l’opulence et de l’excès et qui rappelle les décors qu’on avait aimés dans Roméo + Juliette. La qualité de l’image et la 3D en plus, et on a l’impression de faire partie des invités (qui ne le sont jamais, d’ailleurs).

La musique (qu’elle soit de Beyoncé, Lana Del Rey ou Florence + the Machine) est complètement ana-chronique mais colle pour le coup plutôt bien avec les scènes de teufs complètement démentes où l’on a l’impression que des milliers de personnes se sont rassemblées pour bootyshaker (oui, j’avoue, les teufs de milliardaire dans les années 20 ça avait l’air aussi styley qu’une soirée au VIP Room de Cannes avec LMFAO et Will.I.Am aux platines – coucou Zineb !).

Pas si mal non plus, parce qu’entre de très belles séquences (celle des chemises, hypnotisante, ou de la murge monumentale dans l’hôtel) et les courses-poursuites en voiture impressionnantes, on se met à y croire. Certains plans en plongée pendant les soirées sont bien vus et renforcent encore cette impression de teuf vertigineuse et renversante par ses excès.

Après, les lourdeurs évidentes (le panneau en bois de l’opticien, la lumière verte du phare qu’on revoit environ 492857 fois…), et le scénario mal adapté à l’histoire du livre font qu’on n’est pas vraiment convaincus par cette histoire d’amour censée nous inspirer, qui apparaît au résultat très fade et sans l’âme d’une histoire d’amour qui traverse les âges. Finalement, on en ressort comme après un bon divertissement, mais pas complètement satisfaits. Et puis, honnêtement, 2h22 c’est un peu long.

Larâleuse

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