A CQN, on aime voir des films avant tout le monde et vous gratifiez de moults conseils avant d’aller dépenser vos piécettes dans les salles obscures. Aujourd’hui, en avant première, on débriefe Pacific Rim.

A moins d’avoir vécu dans une grotte pendant les dernières semaines, vous n’aurez pas échappé au tapage médiatique autour du blockbuster de l’année : Pacific Rim. Tous les ans, Hollywood nous gratifie de 2-3 superproductions pour passer l’été. Films dont le budget n’a souvent d’égal que la pauvreté scénaristique. Le film de Guillermo del Toro n’échappe pas à cette triste règle. Le réalisateur du Labyrinthe de Pan et d‘Hellboy s’est vu offrir 180M de dollars pour en mettre plein la vue aux spectateurs du monde entier. Ils ont juste oublié de rémunérer le stagiaire scénario.

De quoi ça cause ?

En 2013 (ce n’est pas de la science fiction donc), un monstre gigantesque sort de la mer et dévaste San Francisco. Puis d’autres, qui s’attaquent et détruisent des grandes villes du Pacifique (USA, Chine, Australie). Mais les humains se vénèrent et construisent des robots énormes pour dégommer les grosses bestioles. Dans un premier temps, ça fonctionne. Puis progressivement, les envahisseurs s’adaptent et le programme Jaeger (arme de destruction = nom allemand) est remis en cause. Les Kaiju (monstre géant = nom japonais) toujours plus forts obligent le responsable de cette armée titanesque à faire sortir de sa retraite le meilleur pilote de jadis. On imagine la suite. En bref, vous prenez Godzilla, Cloverfield, Transformers et un zeste de Power Rangers (référence ultime) et vous avez votre film. Sans déconner, il n’y a vraiment rien d’original !

Qu’en penser ?

Scénaristiquement c’est naze. Par contre du côté de la photographie, c’est propre. Le réalisateur mexicain reste très bon, et il nous le fait savoir. Les fonds verts sont habilement maitrisés, les visual effects sont bluffants et quelques plans méritent vraiment le coup d’œil. On en prend plein les mirettes tout au long du film. Il y plein de morts, du feu, de la violence, des explosions… Sérieux vous vous attendiez à quoi?

Côté acteurs, que des inconnus (nouvelle tendance à Hollywood: ne mettre du blé que dans les effets visuels) mais dans l’ensemble ils tiennent la route. Un bon point évidement (comme à peu près toujours dans ces superproductions testostéronées) pour la musique. Il est un aspect moins conventionnel qu’il peut être aussi utile de considérer si l’on veut malgré tout trouver un intérêt à ce film : la 3D.

Imax is believing

Je n’ai pas l’habitude d’évoquer la 3D dans mes débriefs car je suis assez critique à cet égard. Néanmoins, ayant eu la chance d’assister à Pacific Rim en Imax sur le plus grand écran commercial d’Europe à Londres, je dois avouer que le terme d' »expérience » se justifie enfin. Oubliez la 3D niquée qu’on vous vend au multiplex Pathé de Trifouillis-les-Oies. Là on est dans le film : l’écran est 2 fois plus grand, la sensation de profondeur est réelle et on se surprend parfois à craindre quand à la chute d’objets filmiques sur soi. Certes, ça coûte un bras (entre 12 et 15 euros) mais au moins on n’a pas l’impression d’une 3D au rabais. J’en arrive à conclure que, quitte à aller voir de la merde, autant s’amuser et vivre quelque chose d’un peu unique.

Aux chiottes Pacific Rim et vive l’IMAX.

A.

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