Synopsis : Le ministre des Transports Bertrand Saint-Jean est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n’a pas le choix. Ainsi commence l’odyssée d’un homme d’Etat dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique… Tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. A quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils, dans un État qui dévorent ceux qui le servent ?

De quoi qu’ça cause crévindiou d’nom d’une pipe ?

Vla t-y pas qu’eul’ministre des transports Bertrand Saint-Jean (rien à voir avec Passy ou Douai) s’fait sortir de son pieux à une heure à pas mettre un honnête chrétien dehors par un bon dieu d’appel urgent alors qu’il était peinard à rêver de crocodiles et de femmes à oualpé (true story !) parce que c’est comme qui dirait le foutoir vu qu’y a un bus qui s’est renversé dans un ravin quequ’part dans l’Est de la France, qu’y a d’la neige et des cadavres et qu’y faudrait bien qu’eul’gouvernement fasse quequ’chose vu qu’on les paye pas à tirer au flanc comme des corniauds rongé par la gale, bon d’la ! Ayant épuisé mon patois paysan en carton (coucou le correcteur d’orthographe !), je poursuivrai cet histoire avec un langage plus châtié. Or donc, le spectateur ébaubi pourra assister dans la suite de cette œuvre filmographique à l’ordalie de l’auguste ministre des transports, désavoué de tous côtés au gouvernement par son refus de conduire une réforme de privatisation des gares. Et le car dans tout ça, me direz-vous ? Un prétexte pour introduire le film et rien de plus puisqu’on n’en reparle plus dans la suite du film.

Je suis ministre. VDM.

Il faut dire que les scénaristes ne lui ont pas fait une vie facile au bon ministre, interprété par Olivier Gourmet. Poignards dans le dos, désaveux publics et même une hospitalisation, c’est pas tous les jours facile de se lever. Et pourtant ce n’est pas un mauvais bougre. Il est compétent, il a des convictions et essaye d’éviter de tremper dans les magouilles politiques. Seulement, le service de l’Etat exige des sacrifices et oblige parfois à s’asseoir sur ses convictions, surtout quand on est un nouveau venu sans ancrage politique fort. Au-delà des épreuves d’un homme dans la machine gouvernementale, le film s’attache à montrer comment tout se fait toujours dans l’urgence, comment une crise en chasse une autre, comment le gouvernement broie les hommes qu’il emploie… Tout est traité de la même manière, un accident mortel, une interview le matin ou un projet de réforme. Circulez, il n’y a rien à voir. Les pouvoirs publics ont la situation sous contrôle. Mais il s’agit plus d’une illusion que d’une réalité et les hommes d’Etat s’usent à entretenir une illusion dont ils savent qu’elle ne tient qu’à un fil.

Orsonne Ouellsse

etoiles-2etoiles-2etoiles-2etoiles-2etoiles

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s